L’Algérie veut une réforme de la Ligue arabe
publié le 28.07.2016
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Le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue
des Etats arabes, Abdelkader Messahel, a organisé hier matin un point
de presse durant lequel il a notamment fait le point sur le sommet arabe
qui s’est achevé cette semaine à Nouakchott. Il a tout d’abord tenu à
souligner la nécessité de réformer la Ligue arabe afin de s'adapter
avec la nouvelle conjoncture régionale et internationale marquée par
la globalisation. «Nous sommes dans un contexte mondial et régional
différent, marqué par la globalisation, donc il est important que la Ligue
arabe s'y adapte», a indiqué M. Messahel lors d'un point de presse
consacré à l'évaluation des résultats du 27e sommet arabe, tenu
récemment à Nouakchott, M. Messahel a également rappelé que
l'Algérie «a toujours recommandé et travaillé, depuis le sommet de la
Ligue arabe, tenu en 2005 à Alger, à ce que la Ligue arabe puisse se
transformer». «Il y a un processus de réformes qui a été mis en place»,
a-t-il encore dit, annonçant une réunion «importante des représentants
permanents le 3 août au Caire qui fera des propositions à la réunion
ministérielle le 3 septembre dans la capitale égyptienne».Sur le 27e
sommet arabe, M. Messahel a indiqué qu'il s'est tenu dans une
«conjoncture très difficile pour le monde arabe». «La tenue de ce sommet,
pour la première fois en Mauritanie, a été un défi relevé par ce pays qui
n'avait que trois mois et demi pour l'organiser, après le désistement
d'un autre pays membre (Maroc)», a-t-il ajouté, il a fait d’autre part savoir
que ce sommet a abordé les thématiques «habituelles», à savoir les quatre
grands conflits que connaît le monde arabe (Libye, Irak, Yémen et Syrie)
que pour ces quatre grands dossiers, l'approche algérienne «se confond
totalement avec l'approche arabe et vice-versa».Expliquant cette approche,
M. Messahel a indiqué que «nous avons toujours privilégié la solution
politique à ces conflits, le dialogue entre les différentes parties, des solutions
sous l'égide des Nations-Unies et des solutions basées sur le respect
de l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de ces pays».
Le conférencier a enfin rappelé la présence du président tchadien,
Idriss Deby, à cette rencontre, pour signifier l’importance qu’accorde la
Ligue arabe au monde africain.
R. N.



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